Jan 13, 2014

Faire le point sur la circoncision

La circoncision consiste à l'ablation, religieuse ou non, du prépuce, la petite peau recouvrant le gland du pénis.

Cette procédure est encore pratiquée sur une grande quantité d'enfants en amérique, à la naissance ou dans les jours suivants.

Cet acte, fait sans le consentement de l'enfant, est irréversible et potentiellement dangereux.

Aux États-Unis, à chaque année, entre 1 100 000 et 1 250 000 garçons nouveaux-nés subissent cette opération. Sur le lot, environ 117 décèdent de complications liées à leur circoncision.

La pratique de circoncire les bébés pour des raisons non-religieuses à débuté à la fin du 19ème siècle, causée par une hystérie anti-masturbation généralisée. Les gens craignaient que, en devant dérouler leur prépuce pour découvrir leur gland lors de leur toilette, les garçons pourraient être amenés à se masturber. Or, à l'époque, on croyait que la masturbation pouvait mener à la démence.

Une autre croyance, qui tire aussi son origine au 19ème siècle, est que la circoncision protègerait les hommes contre les maladies transmises sexuellement. Cette croyance est fausse. Seule une sexualité saine et responsable, ainsi que l'utilisation du condom peut protéger des maladies transmises sexuellement et du VIH. Au Québec et au Canada, aucune étude sérieuse n'a pu prouver que les hommes intacts étaient plus infectés que les hommes circoncis. D'ailleurs, durant la crise du SIDA aux États-Unis au cours des années 1980 et 1990, 85% des hommes adultes étaient circoncis. De nos jours, les États-Unis restent parmis les pays industrialisés les plus affectés par le SIDA, contrairement aux pays européens où le taux de circoncision est largement inférieur.

Et le prépuce lui-même, à quoi sert-t-il? Contrairement à la croyance générale, le prépuce n'est pas une simple ''petite peau'' qui ne sert à rien. Il est une partie intégrante, normale et utile du pénis. Le rôle premier du prépuce est de protéger et lubrifier le gland et de participer au plaisir sexuel. Le prépuce, comme la peau recouvrant le clitoris chez les filles, contient de nombreuses terminaisons nerveuses et est une zone érogène. Il fait aussi partie des zones les plus sensibles du pénis.

Comment se déroule une circoncision? Le bébé est séparé de sa mère et emmené dans une salle froide et insonorisée, où il est dénudé et immobilisé à l'aide de sangles. Par la suite, à l'aide d'instruments en métal froids, son pénis est mutilé, très souvent sans aucune anesthésie. Il a beau hurler de douleur, ses cris sont ignorés. On lui met ensuite un bandage, on le ramène aux siens et il doit réapprendre à leur faire confiance.

Cette façon de procéder a été instaurée à une époque où on considérait que le cerveau et le système nerveux du bébé était trop immature pour ressentir la douleur et pour se souvenir de l'opération. Aujourd'hui, il est prouvé que les bébés sont très sensibles à la douleur, et qu'ils ont déjà une mémoire. Des hommes sous hypnose se sont remémorés avec douleur cet événement extrêmement pénible. Comment peut-on ainsi ignorer les cris de détresse d'un nourrisson et les qualifier de réflexes? Comment peut-on instaurer de telles pratiques sans penser qu'elle pourraient avoir des conséquences graves sur ces enfants?

Voici deux vidéos sur le sujet. On y voit dans les deux le déroulement d'une circoncision, avec le son. Attention, ces images, ainsi que les cris de détresse de ces bébés peuvent vous troubler.






Au Canada, il est illégal de faire subir des mutilations génitales (circoncision, excision) aux filles, même pour des raisons religieuses. Alors pourquoi est-t-il acceptable de mutiler les petits garçons? Il est intéressant de noter que la circoncision de bébés (filles ET garçons) sans raison médicale est déjà illégale (ou en voie de l'être) dans certains pays comme la Suède, la Finlande, la Norvège et l'Islande.

Comme une grande quantité d'hommes en âge de procréer en amérique sont circoncis, l'un de leurs soucis est que leur fils, si laissé intact, se sente différent, que le fait qu'il ne ressemble pas tout à fait à son père ou oux autres garçons le dérange ou le complexe. Dans une situation comme celle-là, il est possible d'avoir une discussion avec le jeune garçon, lorsqu'il remarquera sa différence. Comme dans un cas cité dans le livre Birthing From Within de Pam England, où un jeune garçon de quatre ans remarque pour la première fois que le pénis de son père est différent. Le père lui a répondu que lorsqu'il était bébé, la petite peau de son pénis a été coupée, mais que sa mère et lui avaient décidé de lui éviter cette opération qui fait très très mal. Le petit a simplement répondu: « Merci de ne pas les avoir laissé me fair mal à moi aussi». Voyez comme il est facile d'expliquer à un enfant une situation comme celle-là? Et puis le problème ne se posera plus lorsque ce garçon sera père à son tour, de garçons intacts, brisant ainsi la chaîne.

Quel message envoie-t-on aux petits bébés en les accueillant dans la torture? Tout de suite en arrivant, ils doivent apprendre à se créer des mécanismes de défense, par peur de devoir souffrir à nouveau. Comment ensuite bâtir une relation coeur à coeur, en confiance avec les gens qui ont choisi de leur faire subir cette pénible expérience? Et si le premier lien qu'à un enfant avec son pénis en est un de violence et de douleur, quelle genre de sexualité aura-t-il dans le futur? Comme le dit si bien Marilyn Milos: «La circoncision,  c'est où le sexe et la violence se rencontrent pour la première fois».

J'ai des opinions assez tranchées sur la plupart des sujets en périnatalité et autour des enfants, mais la plupart du temps, je m'efforce à donner les informations de façon objective. Par contre, dans un cas comme celui-ci, il m'est très difficile de rester objective. Lorsqu'il s'agit d'imposer des mutilations irréversibles et potentiellement dangereuses à un enfant sans son consentement, il m'est impossible d'en voir les bons côtés.

Je suis désolée pour les mamans ayant déjà choisi la circoncision, peu importe leur raison, et qui regrettent maintenant leur choix. À ces mamans, je suggérerait d'avoir un dialogue avec leur enfant, pour lui expliquer ce qui s'est passé et essayer d'en guérir les conséquences. L'amour peut guérir bien des choses...

Voici quelques ressources que je vous invite de visiter si vous voulez en savoir plus:
Documents de principe: La circoncision néonatale revisitée par La société canadienne de pédiatrie
Stop Circoncision Québec
Stop the Cut

Sources:
ENGLAND, Pam et HORROWITZ, Rob, Birthing from Within, 1998, Partera Press, USA, 309 p.
CHAMBERLAIN, David, What Babies are Teaching us About Violence (article), journal of prenatal and perinatal psychology and health, Volume 10 issue 2, 1995.

Bonne journée!

image: http://www.circumstraint.com/Images/circumstraint2_lrg.jpg


Jan 5, 2014

Les bébés pleurent avant de naître

Qu'est-ce qu'un bébé? Avons nous une juste compréhension de cette petite créature que nous nous acharnons à essayer de comprendre,  ou de dompter...?

Et qu'est-ce qu'un embryon? un foetus? Est-ce qu'ils se limitent à un stade de développement?

Les découvertes en psychologie périnatale depuis les 30 dernières années nous emmenent tranquilement à redéfinir notre conception du bébé, de l'embryon et du foetus, et ainsi changer notre façon d'intéragir avec lui.

Un bébé est un être à part entière doté d'une sensibilité supérieure à bien des individus.  Bien que son corps ne soit pas encore tout à fait à point, sa conscience l'est, et il prouve très tôt son intelligence. Déjà, durant la gestation, les bébés nous démontrent une multitude d'habiletés et un grand potentiel. Il savent exprimer ce qu'ils aiment ou non, ont l'habileté d'apprendre une chanson qui leur est chantée souvent par leur mère, et de démontrer leur préférence envers cette chanson connue plutôt qu'envers toute autre jamais entendue. Ils sont aussi capables de se désintéresser d'un son ou d'une action répétée plusieurs fois, exactement comme quelqu'un qui s'offusque lorsqu'on lui répète trop souvent les mêmes informations, ce qui est une peuve d'intelligence appelé l'habituation.

Les bébés, très tôt dans la grossesse, possèdent déjà une grande intelligence émotionnelle et une extrême sensibilité. Il peuvent être heureux, tristes, désolés, fâchés, excités, etc. Ils peuvent aussi connaître l'état d'esprit de leur mère, les émotions qu'elle ressent, et si elle est heureuse ou non d'être enceinte. Ils peuvent même connaître les sentiments des autres membres de leur famille (père, frères, soeurs), et savoir s'ils sont bienvenus parmi eux ou non. Les bébés savent si ils sont désirés, ou si ils sont un ''accident''. Ils sont aussi conscients de la présence d'un jumeau, si jumeau il y a, et sont affectés par sa perte si le jumeau décède au cours de la grossesse, ou à la naissance. Saviez-vous que les bébés peuvent pleurer in-utero?

Toutes ces découvertes, ainsi que des dizaines d'autres ont été possibles grâce, entre autres, aux technologies permettant de voir et entendre le bébé in-utero, mais surtout par l'hypnose où, sans leur avoir demandé, les patients se remémorent des souvenirs (souvent à l'origine d'un problème dans leur vie) de leur naissance, de leur vie intra-utérine, et même de leur conception! Beaucoup de ces témoignages ont pu être authentifiés par les mères des sujets.

Le problème qui déstabilise les scientifiques est le suivant: Comment peut-on avoir une expérience, une intelligence, sans avoir un cerveau complètement formé ? Le cerveau humain apparaît au stade embryonnaire, et continue de se développer plusieurs années après la naissance. La raison pour laquelle depuis plus d'un siècle le bébé est considéré comme une sorte de petit anmal primitif, incapable d'émotions ou de douleur, était basée sur l'immaturité de son système nerveux. Pourtant, les scientifiques et psychologues en périnatalité réalisent aujourd'hui les effets désastreux de cette croyance, en voyant bon nombre de clients traînant des blessures profondes issues de leur période pré et périnatale.

Pour expliquer ce phénomène, on peut penser aux expériences de mort imminente. Les personnes ayant vécu ce genre d'expérience décrivent souvent une scène similaire: ils se voient flotter au-dessus de leur corps cliniquement mort (donc ils ont laissé leur cerveau derrière), et lorsqu'ils reviennent, ils sont capables de relater tout ce qui s'est passé, en ont un souvenir très clair, et peuvent même raconter ce que les gens autour de leur corps ont fait ou dit! La science serait-elle en train de reconnaître l'existence de l'âme?

Pour revenir aux bébés, ceux-ci sont bien présents, dès la conception, et pour toute leur vie à venir. Saviez-vous que la plupart des protocoles obstétricaux et en néonatologie ont été créés sous la croyance que les bébés ne ressentent pas la douleur? Imaginez le nombre de bébés qui ont été traumatisés par les protocoles violents des salles de naissance au cours du dernier siècle!

Comment voulez-vous avoir une société aimante et  pacifique, si on accueille les enfant dans la violence et parfois même par la torture si on pense à certaines procédures ?

Il faut donc, à la lumière de tout ça, se rappeler que, dès la concepton, le bébé peut être affecté par son entourage. Il est déjà bien là, et participe activement à son développement, sait ce qui se passe autour de lui, et ressent des émotions. Il n'est pas un passager passif ou un amas de chair qui attends de naître.

Autre constatation intéressante:  même si les enfants (avant et après la naissance) savent ce qui se passe et ressentent les émotions, ils ont parfois tendance à mal interpréter ce qui se passe (comme des enfants, justement). Par exemple, une mère peut être très fâchée au sujet de quelque chose, et son bébé peut penser que c'est de sa faute à lui. Pour éviter ces distorsions, la solution est simple:  PARLER AU BÉBÉ, lui expliquer ce qui se passe, et lui envoyer de l'amour.

D'ailleurs, avez-vous déjà entendu parler de la ''Pause d'amour foetal''? C'est tout simple. Il s'agit de prendre quelques minutes par jour, dans un environnement calme, et de parler à votre bébé. Vous pouvez lui raconter votre journée, une histoire, lui dire que vous l'aimez et que vous avez hâte de le rencontrer, lui parler de vos préparations en attendant son arrivée, lui chanter une chanson, ou simplement méditer ensemble.

On devient mère non pas à l'accouchement, mais dès le moment de la conception. Le travail commence là, et c'est le meilleur moment pour bâtir une relation basée sur l'amour, le respect et la reconnaissance de l'être, de l'invividu à part entière qui fait dorénavant partie de votre vie... et cette relation profonde, ces liens d'attachement dureront toute une vie!

Pour plus d'information sur ce sujet fascinant qu'est la psychologie pré et périnatale, je vous invite à visiter le site web de la ''Association for Pre and Perinatal Psychology and Health (APPPAH)'' au www.birthpsychology.com et à lire les livres de David Chamberlain (Windows to the Womb et The Mind of Your Newborn Baby) ainsi que le livre de Thomas Verny (The Secret Life of the Unborn Child). Ces deux auteurs sont ausi les fondateurs de APPPAH.

Je vous invite aussi à visionner cet extrait d'une entrevue avec David Chamberlain, PhD, , DHl,  au sujet de la conscience des bébés (en anglais):


Ainsi que cette autre entrevue, plus récente: Discovering the mind of the prenate

Bibliographie:
CHAMBERLAIN, David, Windows to the Womb, 2013, North Atlantic Books, California, 225 p.
VERNY, Thomas, avec KELLY, John, The Secret Life of the Unborn Child, 1981, Dell Publishing, New York, 253 p.
www.birthpsychology.com

Bonne journée!

Jan 1, 2014

Inauguration de mon service d'encapsulation de placenta!

Bonjour et bonne année! C'est avec fierté que je vous annonce l'ouverture de mon service d'encapsulation de placenta dans les laurentides!

Voici le lien pour les intéreseées: www.vivaplacenta.com

Consommer son placenta a de multiples bénéfices que vous pourrez découvrir sur mon site web, ainsi que dans mon article intitulé Manger son placenta?



Bonne année et à bientôt!